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Les fruits à Cercier

LES FRUITS A CERCIER

Variétés de fruits cultivées dans notre commune et représentant la presque totalité de la production fruitière jusqu’en 1950.

 

LES POIRES 

Blesson : poire à cuire

L’arbre adulte de cette variété est de très grande dimension, pouvant produire jusqu’à une tonne de fruits. Le fruit : rond vert rosé, de grosseur moyenne, ferme, bonne conservation dans un local hors gel jusqu’en Avril.

Poire à cuire par excellence, pour rissoles, gâteaux ou cuites au four, et aussi dans une marmite en fonte. Cuite, la chair est rouge, très sucrée et caramélisée.

Poire gris : « variation » même utilisation

Poire loup : très gros fruit, chair blanche, un peu âpre. Utilisée pour la confiture.

Poire curé : variété commercialisée jusqu’en 1960, fruit moyen à gros, maturité en Novembre-Décembre, bonne qualité gustative, variable suivant les terrains. A manger à la main, mûre à point. Peut être utiliser cuite.

 

Je cite pour mémoire

Précoce de Juillet : chair fondante et parfumée, à déguster à la cueillette.

Poire sucre : fruit de couleur brun-roux, très sucré, croquant.

Cette liste n’est pas limitative.

 

POIRES A CIDRE 

Pierre à Nenne : variété locale, arbre atteignant un très grand volume. Production  : petit fruit très sucré, un peu âpre. A laisser mûrir sur l’arbre et à ramasser à terre au fur et à mesure de la chute. Donne un cidre de grande qualité s’il est élaboré dans de bonnes conditions. Le soutirage en mars est recommandé pour obtenir un cidre limpide et de bonne conservation.

Poire normand : fruit vert, juteux à mélanger à d’autres fruits pour un cidre équilibré.

Poire monde : gros fruit, très juteux à mélanger aussi.

Cette liste n’est pas limitative.

 

Remarque : pour être conservés ou commercialisés tous ces fruits étaient ramassés à la main au moyen d’une échelle en bois, mesurant jusqu’à 10 m et d’un sac de jute porté en bandoulière sur l’épaule. Il fallait une certaine expérience pour, à la fois placer l’échelle d’une façon à peu près sûre, se tenir d’une main à un barreau, cueillir les fruits un par un et les placer délicatement dans le sac (batiule).

 

LES POMMES 

Pommes à côtes : variété locale, port de l’arbre un peu aplati, fruit moyen vert et rouge, bonne qualité, excellente conservation dans un local frais et hors gel jusqu’en mai, à croquer

Reinette blanche du Canada : variété de moyenne montagne, gros fruit, aplati, vert et rouge, un peu grisé, excellent à la main, en tarte et compote, conservation moyenne jusqu’en Février-Mars.

Reinette grise de la région : cette variété était différente de la reinette grise cultivée actuellement dans les vergers, fruit plus petit, très ferme, de bonne conservation, à croquer, fabrication de jus et sirop.

Franc roseau : arbre de port aplati, fruit rouge, aplati, excellente qualité, à la fois acide et sucré, très longue conservation, parfois jusqu’à la récolte suivante.

Pomme d’Août : variété locale, gros fruit, parfumé, tendre, mûrit sur l’arbre, à consommer cuit.

Pomme barrée : rayée rouge et vert, un  peu acide, de bonne conservation.

Galantine : gros fruit de qualité moyenne, à consommer durant l’automne.

VARIETE A CIDRE 

Croisson divers : (pommes sauvages) acide, à mélanger avec d’autres variétés moins acides.

 

LES PRUNES 

Pruneaux : origine Agen probablement, gros fruit sucré, rouge violet. A l’époque séchés au four (entiers) et conservés pour être consommés durant l’hiver.

Cul de poulet : variété sauvage poussant spontanément dans les haies, fruit moyen sucré et un peu acide, rouge violet, utilisation à l’époque : partagés et dénoyautés les fruits étaient disposés sur des planches au soleil, pour séchage.

Mirabelle de la région : différente de la mirabelle d’Alsace, fruit plus gros, allongé, sucré, fondant, pour tarte, compote, confiture et fabrication d’une délicate eau de vie.

Reine Claude :  dorée, gros fruit sucré, tarte et confiture.

Prune sauvage, prunelle et divers :  utilisées pour la fabrication d’eau de vie.

LES CERISIERS 

Variétés locales et sauvages sans appellation précise, très présents dans les vergers et parfois d’excellente qualité.

Un toit pour les plantations :

Pour protéger les plantations, les arboriculteurs se sont tournés vers la solution du filet paragrêle : filet en fils plastiques, blanc ou noir à  mailles, posé sur une structure en poteaux bois et câbles qui couvre le verger. Les filets paragrêle existent depuis des décennies en Italie, Autriche et Hautes-Alpes, en forme de chapelle : structures solides mais très onéreuses à, installer.

Depuis quelques années, un concept plus léger a vu le jour : toujours des filets posés sur des structures, mais les filets tendus sur les côtés par des élastiques, se déchargent du poids de grêle qu’ils reçoivent par la détente de ces élastiques. Le milieu du filet étant posé sur la faîtière rigide des lignes, il se forme comme un toit ; les arbres à protéger sont sous le filet, la grêle frappe les mailles et roule à terre en suivant la pente formée.

Solution la plus efficace, bien qu’onéreuse ce qui limitera la protection aux variétés sensibles.

G. Dubois

LES TRAITEMENTS PHYTOSANITAIRES EN ARBORICULTURE

Face aux questions et interrogations de nos concitoyens, nous,  souhaitons donner quelques explications sur nos pratiques agricoles.

Il est très difficile, voire impossible de produire un fruit commercialisable sans traitement. En effet, depuis le début du siècle les paysans ont effectué des traitements pour que l’ensemble des consommateurs puisse manger des fruits.

Avec quelques « traitements choc » on arrivait à produire des fruits mais ces produits étaient dangereux pour les utilisateurs et l’environnement et ont été retirés.

La législation et les méthodes de lutte ont considérablement évolué. La toxicité des produits est maintenant très faible, l’ensemble des produits utilisé respecte l’environnement, l’équilibre biologique des vergers et la faune auxillaire. Tous les produits utilisés sont conformes à la législation. 

En effet, les traitements sont beaucoup plus ciblés, plus sélectifs : exemple le puceron est visé mais pas la coccinelle et la syrphe (mouche à allure de guêpe).

Des analyses de résidus sont effectuées chaque année et prouvent que nos démarches sont bonnes et que les fruits sont sains.

Les pratiques des arboriculteurs en production fruitière intégrée IGP (Indication Géographique Protégée) sont contrôlées par des organismes certificateurs indépendants agréés par le ministère de l’agriculture (cahier des charges).

Ces nouvelles méthodes de travail entraînent quelques inconvénients au niveau des nuisances :

  • plus de passages
  • pour des  traitements plus nombreux (sélectivité des produits)
  • utilisation de certains produits qui ont une forte odeur : exemple rotenone
  • produit biologique et produit  à base de sève de pin (produit bio)
  • intervention quelquefois nécessaire le samedi ou le dimanche (selon les conditions météo) ou le soir, le matin de bonne heure pour la qualité et l’efficacité du traitement (certains produits sont détruits par la lumière ou la température trop élevée au moment du traitement)

Croyez bien que les arboriculteurs sont soucieux du respect de tous, de l’environnement et de la gêne occasionnée par les traitements phytosanitaires.

Les arboriculteurs de Cercier

 Lac Collinaire

Cercier est, depuis les années 1960, réputé pour sa production de pommes et poires. Aujourd’hui, environ 120 hectares sont en verger et produisent 2000 à 2500 tonnes de fruits.

Huit arboriculteurs de la commune, réunis au sein d’une C.U.M.A., ont examiné le projet d’édifier une retenue d’eau qui servirait à irriguer les vergers afin de maintenir une hydrométrie indisponible à la qualité du fruit.

Après une étude précise, l’emplacement fut déterminé : le RIONDET proche des Pratz offrait une perméabilité suffisante. La commune, propriétaire du terrain à cet endroit, a pu réaliser les échanges nécessaires pour obtenir la surface voulue en accord avec la Safer.

Des travaux important ont donc permis de construire ce lac collinaire qui peut stocker 66000 m3 d’eau sur 4ha (abords compris). Il sera essentiellement alimenté par le captage du ruisseau du Bois du Chêne. Dix kilomètres de canalisations souterraines permettent d’acheminer l’eau jusqu’à l’entrée des vergers. (43 ha seront irrigués)

Le coût total de cette réalisation est de 8,9 millions de francs financés à 60% par le Conseil Général et la région. Le reste est à la charge des arboriculteurs de la C.U.M.A.

Cet investissement permettra de produire des fruits qui correspondront de manière plus régulière aux normes strictes du « Label Savoie » !