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Arboriculture

L’arboriculture à CERCIER : une vieille histoire qui a commencé à se professionnaliser dans les années 60.

Soucieux de se faire reconnaître, les arboriculteurs ont joué la carte de la qualité Pour se démarquer des autres producteurs français.

Les conditions d’exploitation sont plus difficiles en raison du relief, l’altitude pénalise fortement la fructification et le grossissement de nos fruits mais notre terrain apporte une qualité gustative élevée.

Un label fut mis en place, regroupant les deux départements de Savoie, puis, une IGP (Indication Géographique Protégée) en juin 1 996 sous la dénomination “Pomme et Paire de Savoie”, une première dans l’Union Européenne pour cette catégorie de fruits.

Qu’est-ce qu’une IGP et les règles qu’elle impose? “

  • provenance géographique dans une zone délimitée : Savoie, Haute-Savoie et cinq communes du Département de l’Ain;
  • observation très stricte des critères de qualité. Tous les lots sont analysés dés la Cueillette afrn d’estimer leur Potentiel qualitatif. Une autre analyse avant la mise en marché est également obligataire. Ces analyses permettent de mesurer le taux de Sucre, d’acidité. Seuls les lots qui rentrent dans ces critères de qualité pourront être commercialisés sous l’appellation IGP ;
  • Réduire au maximum les intrants en pratiquant 1e agriculture raisonnée. Les arboriculteurs Savoyards ont mis en place une lutte intégrée, avec, entre autre, l’introduction massive de typhlodromes, ces acariens prédateurs de l’araignée rouge. Actuellement, les interventions acaricides de nature chimique sont totalement supprimées sur de nombreuses parcelles. De même, la lutte contre le carpocapse responsable des fruits véreux, est menée avec des diffuseurs de phéromones, ce qui évite de nombreux insecticides. Des exemples parmi d’autres qui montrent la volonté des producteurs à s’orienter résolument vers une production de fruits présentant une qualité sanitaire optimale, tout en préservant au mieux l’environnement.

L’arboriculture cerciéroise est tournée vers l’avenir en favorisant l’implantation de variétés de plus en plus résistantes aux malad afin de réduire au maximum notre impact sur l’environnement.

Notre commune est pionnière dans la production biologique qui est l’un des grands défis de nos arboriculteurs pour l’avenir.

LES  VERGERS

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La vallée des Usses, et particulièrement la commune de Cercier, depuis très longtemps, peut être plusieurs siècles, est une des régions traditionnelle de culture fruitière. (exposition, qualité du sol, altitude).

Des arbres de toutes espèces ont été plantés dans les champs et les prés, par des agriculteurs soucieux de leur approvisionnement familial en fruits et dérivés (cidre, eau de vie). Ces arbres provenaient surtout de sauvageons qui poussaient spontanément de préférence dans les alluvions de la rivière les Usses. Ces jeunes pousses, une fois mises à leur place définitive étaient greffées, en variétés locales, qui avaient fait la preuve de leurs qualités gustatives et de conservation optimum. Ces variétés étaient spécifiques à chaque coteau, à chaque vallée, pommes et poires à couteau ou à cidre pour les fruits à pépins. Ces cultures étaient accessoires du fait des aléas du temps. La protection phytosanitaire n’existait pas.

Dans les années 1935, plusieurs agriculteurs, conscients de l’intérêt commercial de la production fruitière, ont surgreffé une partie de leur verger en variétés mieux adaptées à la demande des acheteurs, et ont entrepris la lutte contre les insectes et les maladies. De ce fait, l’aspect des fruits s’est amélioré. Ils ont pu être commercialisés sur des marchés autres que locaux. Cette production a certainement été appréciée car la demande s’est accélérée d’ou l’intérêt, vers les années 1945-1950, des producteurs pour une culture arboricole spécialisée et intensive. De nouveaux porte-greffes cultivés en pépinières, et de nouvelles variétés commerciales sont apparus dans notre région.

Ayant observé ces cultures déjà en place près de chez nous, notamment en Suisse, quelques jeunes agriculteurs, sans formation précise pour la plupart, se sont investis dans ces nouvelles cultures. Les résultats après quelques années (5 ans) ont été encourageants.

Dans les années 1958-1962, après achats de terrains et remembrements à l’amiable, ces exploitations spécialisées ont acquis une surface permettant de faire à l’avenir des investissements en matériels de culture et en locaux de conservation par le froid, ainsi que des salles de conditionnement (coopérative ou ateliers particuliers).

La production de fruits à Cercier est de 2500 tonnes environ, fruits qui sont vendus, s’ils répondent à des normes très strictes (indice Thioux) sous la marque Label Savoie.

L’arboriculture dans notre commune emploie de nombreux saisonniers; de 6 semaines pour la récolte, à plusieurs mois ensuite (calibrage et conditionnement), ce qui apporte un appoint non négligeable à beaucoup de personnes de la région.

Je parlerai brièvement des difficultés de ce métier, investissements importants, délais de production 5 ans, grêle et gel (imprévisibles et impossibles à assurer), prix de vente insuffisant certaines années. Nous sommes soumis de plus en plus aux lois du marché européen et mondial.

Nous avons cependant une certaine confiance en l’avenir. La qualité et l’aspect de notre production sont notre atout. Nous espérons que les consommateurs apprécieront de plus en plus nos fruits produits très près du naturel.